La riviera que j'ai connue l. bertrand fayard 1933

La riviera que j'ai connue l. bertrand fayard 1933 LA RIVIERA QUE J'AI CONNUE
PAR LOUIS BERTRAND
AUX ÉDITIONS A. FAYARD & Cie,
PARIS 1933.

UN DES CINQUANTE EXEMPLAIRES
SUR PAPIER VÉLIN PUR FIL
DES PAPETERIES LAFUMA,
NUMÉROTÉS DE 46 A 95.
EXEMPLAIRE No 54

ENVOI DE L'AUTEUR
À M. EDOUARD LEVY
SUR SA PAGE DE GARDE

DESCRIPTION (extrait) :

La Riviera de Nice est très probablement le plus beau des paysages méditerranéens et, sans nul doute, un des plus beaux du monde. Sauf les environs immédiats de Naples, ou quelques coins privilégiés de la côte campanienne, rien ne saurait lui être comparé. Pour ma part, j'ai fait à plusieurs reprises le tour de notre Mer intérieure, j'en ai visité à peu près tous les rivages : tout ce que j'ai vu m'a paru inférieur. Celte région bénie, qui tient presque tout entière entre Saint-Raphaël et Menton-Garavan, est ce que j'appelle l'Azurie parce qu'elle est l'Azur même de la Côte, l'Azur de l'azur. Mais je serais désolé que ce paradis
terrestre de la Provence en fit oublier, ou négliger le reste : la Provence d'Aix, d'Arles, ou d'Avignon, ni celle plus âpre de Sisteron, de Digne et de Manosque, ni surtout l'admirable Côte des Maures, de Sainte-Maxime à Hyères et à Toulon, et enfin les grandes plages d'or, les criques et les calanques ensoleillées de Bandol, de Cassis et de La Ciotat...

Je n'ai pas la naïve intention de découvrir l'Azurie, d'en célébrer les beautés naturelles, les pompes et les fêtes. L'Azurie lieu de plaisir ne me tente pas davantage. Voilà trente ans que je l'habite, elle fait partie de ma vie. Je voudrais seulement raviver le souvenir des jours heureux que je lui dois, esquisser les figures de quelques passants plus ou moins illustres que j'y ai rencontrés, évoquer de chères amitiés, rappeler enfin quelques milieux littéraires ou mondains que j'ai traversés et qui sont parmi les aspects les moins connus de la Riviera.

TABLE DES MATIERES :

PREFACE

I. - Révélation une randonnée du Félibrige

II. - Ma niece Caroline

III. - La Villa Tanit

IV. - Mme Franklin-Grout

V. - Les Excentricités de M. de Phocas

VI. - Mme Henri Germain et la Villa Orangini

VII. - Russes d'avant-guerre

VIII. - Notre-Dame du Sleeping-Car

IX. - Comme jelesaivus .

X. - Artistes et gens de lettres

Adieu à l'Azur

AUTEUR :

Louis Bertrand, né à Spincourt (Meuse) le 20 mars 1866 et mort le 6 décembre 1941 au Cap d'Antibes, est un romancier et essayiste français.

Dès sa sortie de l'École normale supérieure, il est nommé au lycée d'Aix-en-Provence où il réussit l'agrégation de Lettres classiques en juin 1889. Il a pour élève le futur poète Joachim Gasquet. Il est ensuite nommé au lycée de Bourg-en-Bresse, où il reste deux années, puis à divers établissements d'Alger de 1891 à 1900. Il y obtint son doctorat des Lettres en 1897.

Il fut ardemment dreyfusard. Evolua par la suite à droite et se convertit au catholicisme.

Il s'inséra difficilement dans l'institution scolaire ; on raconte qu'un jour il interdit l'accès de sa classe à son proviseur sous prétexte que celui-ci ne portait pas la tenue d'apparat exigée par un vieux règlement et qu'il traita de haut l'inspecteur général envoyé sur ces entrefaites.

Sa désinvolture lui valut d'être déplacé en 1901 au lycée de Montpellier, mais il démissionna bientôt pour se consacrer à la littérature, vers laquelle il se tournait de plus en plus depuis 1897.

Son séjour en Algérie de 1891 à 1900 a nourri l'inspiration d'une partie de son œuvre abondante aujourd'hui tombée dans un oubli complet.

Il fut élu à l'Académie française en 1925 au fauteuil de Maurice Barrès, dont il prononça un éloge qu'une partie de la presse jugea trop tiède, déclenchant une polémique.

A Paris, il « habitait l'immeuble qui jouxte l'hôtel Baignères au 42, rue du Général-Foy. C'était un homme de lettres et uniquement un homme de lettres, phénomène qui n'était naguère pas rare. Cet état s'accompagnait, chez Louis Bertrand, d'une grande vanité et de convictions idéologiques furieuses. »

NOTICE :

Titre : La Riviera que j'ai connue
Auteur : Louis Bertrand
Edition : Fayard, Paris 1933
Nombre de pages : 289 p.
Format : Broché, 13 x 19 x 2 cm

Etat : Cet ouvrage est en bon état, il faut juste noter une légère usure en bordure accompagnée d'une petite pliure sur la couverture (visible sur la numérisation) et remarquer aussi la présence d'une étiquette sur sa tranche (en partie visible sur la numérisation).

L'envoi sera rapide, soigné et emballé dans du papier-bulle.

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